Débit de la Romanche

Le graphique ci-dessous représente le débit de la Romanche au Pont Rouge. Données : Vigicrues.

Débit de la Romanche

Station : Vizille (Pont Rouge)

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Source : Vigicrues

Débit de la Dordogne

Le graphique ci-dessous représente le débit de la Dordogne à Carénac. Données Niv'Eau.

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Peut-on flirter avec un collègue, offrir des fleurs ou faire une blague osée au bureau ?

Une invitation à boire un verre, une vidéo drôle partagée sur un canal de discussion, des fleurs offertes à une collègue ou un client un peu trop familier : au travail, certaines situations ne sont pas aussi simples qu’elles en ont l’air. Entre vie privée, convivialité, séduction, agissement sexiste, harcèlement et discrimination, où se situe la limite ? Faites le quiz pour démêler les idées reçues et savoir ce que la loi autorise ou non.

Par Clothilde Dewancker

Publié il y a 2 mois

1. Offrir des fleurs à un/une collègue

Vrai ou faux : Un salarié offre des fleurs plusieurs semaines de suite à une collègue et lui dit qu’il pense souvent à elle. Est-ce qu’offrir des fleurs à un collègue est forcément du harcèlement sexuel ?
Réponse : faux… mais cela peut le devenir.
Un cadeau ponctuel n’est pas automatiquement interdit. Mais la multiplication de cadeaux, de déclarations ou d’invitations, lorsque la personne ne les encourage pas ou a exprimé son inconfort, peut devenir envahissante et contribuer à caractériser un harcèlement sexuel. 

2. Réserver une chambre d’hôtel pour « travailler au calme »

Vrai ou faux : Pendant un déplacement, un manager propose à une salariée un rendez-vous pour finaliser un dossier. Le rendez-vous est fixé dans sa chambre d’hôtel, tard dans la soirée, alors qu’une salle de réunion et le hall sont disponibles. C’est acceptable si le sujet du rendez-vous est professionnel.
Réponse : faux, ou au minimum très problématique.
Un rendez-vous professionnel n’a pas à être organisé dans une chambre d’hôtel lorsqu’il existe des alternatives normales et adaptées. En fonction des circonstances : horaire, isolement, lien hiérarchique, propos tenus, insistance… cette situation peut créer une pression implicite et participer à un harcèlement sexuel.

3. Demander le statut amoureux d’un/une collègue

Vrai ou faux : Demander à une nouvelle collègue s’il est célibataire lors d’un déjeuner déquipe est autorisé au travail. 
Réponse : vrai.
Une question isolée sur la vie personnelle n’est pas automatiquement un harcèlement ou une infraction. Elle peut néanmoins être indiscrète, particulièrement dans une relation hiérarchique, ou inappropriée si elle est posée en réunion ou devant des personnes qui n’ont pas à connaître l’information. 

4. Une soirée d’équipe où « tout le monde flirtait »

Vrai ou faux : Une relation ou un flirt entre collègues peut être autorisée malgré le fait qu’ils travaillent ensemble.
Réponse : vrai… mais
En principe, une relation sentimentale ou sexuelle librement consentie entre collègues majeurs relève de leur vie privée. Ce n’est pas interdit en soi. Le sujet devient sensible quand il existe une relation hiérarchique directe, des pressions, un conflit d’intérêts dans les évaluations ou les promotions, ou lorsqu’un refus n’est pas respecté.

5. Partager une blague « juste un peu osée » sur un canal de discussion

Vrai ou faux : une collègue partage une blague “osée”. Plusieurs personnes réagissent avec des émojis, mais une personne quitte la conversation. Est-ce autorisé ?
Réponse : faux.
La blague peut déjà être inappropriée au travail, contraire aux règles internes de l’entreprise ou participer à un climat sexiste s’il s’ajoute à d’autres contenus et comportements. Si l’action est répétée, elle peu se transformer en harcèlement sexuel créant une situation offensante, hostile ou intimidante.

6. Un surnom affectueux venu d’un client

Vrai ou faux : Chaque semaine, un client appelle une employée d’accueil « ma jolie » et lui demande si elle a un petit ami. Elle répond par politesse mais finit par demander à ne plus être appelée ainsi. Il continue. L’entreprise doit agir même si le client n’est pas salarié.
Réponse : vrai.
Les faits commis par un client peuvent affecter les conditions de travail d’une salariée ou d’un salarié. Dès qu’il est alerté, l’employeur doit prendre le problème au sérieux et rechercher des solutions de protection : reprendre le client, organiser les échanges autrement, confier le dossier à une autre personne si celle-ci le souhaite, ou intervenir selon la situation. 

7. Le père « naturellement disponible »

Vrai ou faux : Pour un déplacement de trois jours, une manageuse choisit sans lui demander un salarié père de deux jeunes enfants : « Toi, c’est plus simple, ta compagne peut gérer. » Une salariée du même niveau n’est pas sollicitée, car l’équipe suppose qu’elle ne voudra pas partir. C’est une façon pragmatique de répartir les déplacements.
Réponse : faux.
La situation repose sur deux stéréotypes : un homme serait automatiquement plus disponible qu’une femme, et une mère serait moins mobile ou moins investie professionnellement. Les missions doivent être attribuées selon les compétences, l’organisation du service et les disponibilités exprimées par les personnes, non selon des suppositions liées à leur sexe ou leur parentalité.

Vrai ou faux ?

8. Refuser d’aller boire un verre avec son manager n’a pas à être justifié

Après une réunion, une manageuse propose à un membre de son équipe d’aller boire un verre « pour discuter un peu plus tranquillement ». La personne décline, sans donner de raison. On peut refuser une invitation personnelle d’un manager sans avoir à se justifier.

À retenir

Le travail n’interdit ni l’humour, ni les relations entre collègues, ni les discussions personnelles. Mais aucun contexte ne justifie l’insistance, les stéréotypes, la pression ou un geste imposé.
La simple intention de la personne qui parle ou agit ne suffit pas. Il faut aussi regarder l’effet produit, la possibilité réelle de refuser et le contexte, notamment lorsqu’il existe un rapport hiérarchique ou une dépendance professionnelle.

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